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Historique

Les origines
Marathon, aujourd'hui appelée Marathónas, est une ville de la Grèce Antique située dans l'Attique à 40 kilomètres au nord-est d'Athènes. En 490 av. J.-C., Les Athéniens, conduits par Miltiade et aidés par un contingent de Platéens, y remportèrent une célèbre victoire militaire qui mit fin à la première guerre médique. La tradition rapporte que, pour rassurer ses concitoyens, Miltiade y dépêcha un messager, le soldat Philippidès, lequel parcourut la distance avec tant de hâte qu'il mourut d'épuisement à son arrivée. C'est pour célébrer son héroïsme que fut créé l'épreuve du Marathon.


Les Jeux Antiques

L'origine des jeux Olympiques est liée à la ferveur religieuse que les grandes cités de la Grèce antique témoignent à Zeus, roi de l'Olympe, lors des fêtes données en son honneur. C'est à Olympie, à partir de 776 av. J.C., que se déroulaient tous les quatre ans des concours sportifs (Agônes). Véritable institution de l'Antiquité, le rassemblement d'Olympie dura plus de mille ans. Toutefois, il perdit progressivement son caractère religieux et disparut en l'an 394, interdit par l'empereur Théodose Ier, qui y voyait un symbole du paganisme.


Les Jeux Olympiques modernes
Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle, période à laquelle le sport se développa rapidement, que les Jeux Olympiques furent rétablis, selon la volonté de Pierre de Coubertin, président du CIO de 1896 à 1925. Les premiers Jeux modernes furent organisés à Athènes en 1896 : le berger grec Spiridon Louys remporta le premier marathon olympique. L'histoire olympique du Marathon est jalonné d'exploits légendaires : en 1908, l'Italien Dorando Pietri s'écroule sur le stade lors de l'arrivée des jeux Olympiques de Londres : soutenu par les officiels qui l'aident à franchir la ligne d'arrivée, il est disqualifié ; en 1956, le Français Alain Mimoun, pour sa première apparition sur la distance, remporte la course aux jeux Olympiques de Melbourne ; en 1960 à Rome, l'Éthiopien Abebe Bikila court pieds nus et gagne ; il s'impose de nouveau à Tokyo en 1964.


La course à pied, sport universel
Le marathon connaît un essor particulier à partir des années 1970 avec la création d'épreuves de masse mêlant spécialistes et amateurs. Les plus connus sont les marathons de New York et Paris, créés sous leur forme actuelle d'épreuves de masse en 1976.


1896 : le premier marathon de Paris
Le dimanche 19 juillet 1896, il y a grande foule porte Maillot pour assister au premier marathon français. Le temps couvert qui se révèle très propice pour la course à pied, réjouit les 191 partants (sur 282 engagés). Ils arborent tous les brassards bleu ciel et blanc aux couleurs de la Grèce qui, quelques mois plus tôt dans le contexte olympique, a été le théâtre du premier Marathon des temps modernes.
Le Grec Spiridon Louys, son vainqueur, ne le sait peut-être pas mais la résurrection de cette épreuve symbolique est due à l'initiative de notre compatriote Michel Bréal. À proximité de la ligne de départ, sautillent quelques originaux avec des oripeaux criards, des ceintures de grelots sur les reins, d'autres se sont armés de cannes, certains ont pris le parti de courir sans chaussures ! Pour ce premier marathon français, disputé sur les 40 km séparant Paris de Conflans, l'organisateur, le Petit Journal, a prévu de décerner une médaille commémorative à tout coureur qui effectuera le parcours en quatre heures et moins. Il est 6h10' lorsque Pierre Giffard libère le peloton. Mathlin lance la course, il impose un train très (trop) rapide jusqu'à Versailles où il recevra le timbre contrôle sans s'arrêter. Il a couvert les 17,200 km en 1h0'37''.
Le Britannique Len Hurst, meilleur que son frère Joe, pointe en deuxième position avec un retard de 200 m, Mège en troisième. À la sortie de Versailles, Hurst s'empare du commandement. Il ne le perdra plus, bien soutenu par l'imposante compagnie de quelque 150 cyclistes. À St Germain (29,5km en 1h49'05''), il a absorbé une orange pressée, puis juste avant la Croix de Noailles, une coupe de champagne. Notre indépendant anglais ne se sera pas alourdi par d'autres aliments quand après 2h31'30'' de course, il franchira, sous les acclamations de 2 000 spectateurs, la ligne d'arrivée tracée au pont de Conflans. Après un bref fléchissement dans les bras de son entraîneur Boon, il retrouvera toutes ses couleurs pour encaisser les 200 francs du Petit Journal. Pour fixer les idées, le numéro du journal Le Vélo se vend 5 centimes.
Le français Bagré terminera six minutes après, précédant Chauvelot handicapé par des ampoules… et la poussière.
Joe Hurst se hisse à la sixième place, le français Albert Ocrey, futur médaillé aux jeux de Saint-Louis, apparaît au seizième rang, devançant le noble M. Pottemain de Laroque, classé vingt et unième. Denis Terrier en quatre vingt huitième position, ferme cette épreuve historique.

Le Marathon de Paris renaît le 18 septembre 1976.


1976
Le Marathon de Paris renaquit le 18 septembre 1976 après une première édition en juillet 1896. Une journée estivale grise et anodine qui consacrait un coureur chevronné : le Racing-man Jean Pierre Eudier, vainqueur du championnat de France de la spécialité. Sous les frondaisons du bois de Boulogne, Eudier repoussa d'abord les tentatives d'échappée du favori, le Strasbourgeois Fernand Kolbeck, déjà quatre fois titré puis attaqua franchement au 35e kilomètre pour s'imposer en 2h20'57''.


1977
Le 11 juin 1977, la deuxième édition du Marathon de Paris retrouve le parcours verdoyant du bois de Boulogne et quatre boucles sont proposées au peloton maigrichon - à peine une centaine de participants - rassemblé pour l'occasion. L'intimité sied bien à Gérard Métayer qui, après un départ très prudent, se retrouve seul en tête après quinze kilomètres seulement pour s'imposer en 2h30'41'' avec plus de dix minutes d'avance sur son plus proche adversaire.


1978
En 1978, le Marathon de Paris, reste confiné dans l'enceinte du bois de Boulogne. La participation demeure très réduite (à peine 150 concurrents) et c'est un ouvrier boulanger de 33 ans, Gilbert Coutant, qui s'impose le 27 juin en 2h34'55''. Seul Gérard Métayer est encore dans sa foulée au 15e kilomètre. Il le restera jusqu'à douze kilomètres de l'arrivée où complètement « cuit » il laissera Coutant foncer vers la victoire.


1979
Révolution en 1979 ! À l'exemple de New-York, Paris ouvre ses boulevards et ses vingt mairies d'arrondissements à la ferveur des rois du macadam ! De quelques dizaines, les coureurs sont plus de cinq mille à anticiper le départ devant l'hôtel de Ville le 24 juin. Il fait beau et sans ce soucier des multiples ascensions et descentes qui ponctuent un parcours infernal, Fernand Kolbeck effectue une impressionnante chevauchée solitaire. Victoire chez les dames de la Suissesse Vreni Forster.


1980
C'est un spécialiste confirmé de 36 ans, Sylvain Cacciatore, qui entre dans la légende le 18 mai 1980. Athlète de gabarit modeste mais à l'énergie indomptable ; cet Aixois d'origine italienne l'emportait en 2h25'50'' à l'issue d'une course à rebondissements. Après un départ donné sur les Champs-Élysées, les leaders allaient se succèder très rapidement. Kolbeck, Cairoche puis Marquet s'écroulaient pour laisser Cacciatore gagner un probant mais difficile succès. Chez les dames, victoire facile de la Britannique Gilian Adams en 2h49'42''.


1981
Exceptionnelle édition que celle de 1981. Innovation : les organisateurs avaient choisi un parcours quasiment plat longeant les quais de la Seine. Accompagnés par la pluie aussi abondante que bienvenue, bercés par un invraisemblable concert d'avertisseurs. Le Britannique David Cannon et l'Américain Ron Tabb se livrèrent un duel épique sans pouvoir se départager. 2h11'44'' au bout, un temps de niveau mondial. Chantal Langlace s'impose et améliore le record de l'épreuve en 2h48'24''.


1982
Débutant l'année précédente, Jacky Boxberger avait annoncé la couleur pour ce 16 mai. Il désire gagner malgré la chaleur. Foulée ample, le Sochalien jouait son va-tout. Il creusait rapidement un écart et au 30e kilomètre son avance approchait la minute sur Charbonnel, Kolbeck et Thompson. Sans s'affoler, respectant un rythme régulier le Britannique rejoignait « Box » à quatre kilomètres de l'arrivée pour s'imposer facilement en 2h14'07''. Les femmes allaient également souffrir des conditions atmosphériques. C'est Anne Maire Cienka qui s'imposait dans le temps moyen de 2h56'14''.


1983
C'est avec panache que Jacky Boxberger enleva la huitième édition du Marathon de Paris. C'est le Nordiste Jean Pierre Crochon qui imposa d'emblée une allure endiablée à travers le bois de Boulogne (8'59'' au 3e kilomètre). Jusqu'au 12e kilomètre, Crochon demeura en tête pour être rattrapé par Boxberger, Marczak, Puttemans et Cannon. C'est au 30e kilomètre que le Sochalien allait attaquer impérial « Box » filait dès lors vers la victoire et un nouveau record personnel à 2h12'38". C'est une inconnue, Jacqueline Courtade, qui s'imposait en 2h58'14". On doute encore aujourd'hui de la régularité de sa course.


1984
Le 12 mai, les billets pour Los Angeles sont au centre de l'aventure. C'est Jacques Lefrand qui, déchaîné prend la course en main. Il passe en 1h1'49'' (20e kilomètre) puis en 1h5'10'' à mi-course mais au 30e kilomètre (1h33'15'') il donne des signes de lassitude. Sous l'impulsion des Djiboutiens Robleh et Salah le peloton de contre-attaque revenait sur les Rennais avant de le lâcher. C'est dans le dernier kilomètre que la course se jouait. Salah battait « Box » au sprint en 2h11'58''. Chez les dames, c'est Sylviane Levesque-Geffray qui s'impose en 2h38'20''. Cette année-là un deuxième Marathon de Paris réservé aux féminines se déroule en septembre. Il sert également de championnat de France. C'est la Néo-Zélandaise Lorraine Moller qui gagne en 2h32'44''.


1985
On pensait Jacky Boxberger vieillissant, au bout de sa prestigieuse carrière à plus de 36 ans. Il démontrait une fois de plus en ce 12 mai son évidente vitalité en remportant pour la deuxième fois le Marathon de Paris. Le Sochalien battait au passage la meilleure performance française de la spécialité en 2h10'49''. Pratiquement seul au commandement depuis le 15e kilomètre, le Sochalien sous une pluie fine, passe au 20e kilomètre en 1h1'28''. Au rythme de 3'-3'05'' au kilomètre, « Box » avait pratiquement course gagnée à quinze kilomètres de l'arrivée. Chez les dames, petite victoire de la Britannique Maurenn Hurst en 2h43'31''.


1986
Paris espère encore les Jeux Olympiques de 1992 et propose aux marathoniens un nouveau parcours prestigieux : place de la Concorde - Château de Vincennes. L'équipe de Djibouti est là avec sa vedette Ahmed Salah et les Français jouent la sélection pour les championnats d'Europe de Stuttgart. Pierre Levisse et Jacques Lefrand animent la course après l'abandon au 15e kilomètre du Portugais Carlos Capitulo le premier leader. Levisse renonce, Lefrand prend le relais mais ne peut résister à Salah qui revient fort et l'emporte en 2h12'44''. Chez les dames, victoire de la Française Maria Lelut avec le record du parcours (2h32'16'').


1987
Pour la première fois les Ethiopiens viennent à Paris avec, à leur tête, leur vedette, Abebe Mekonnen. Meilleur crossman de son pays, Mekonnen est détenteur d'un record personnel à 2h8'39''. On espère pour la première fois voir descendre le meilleur chrono de l'épreuve à moins de 2h10'. Fort, trop fort Mekonnen qui attend que les choses se décantent durant 25 kilomètres pour mettre le nez à la fenêtre à partir du 30e. Le Tanzanien Alfredo Shahanga fait l'impossible pour s'accrocher mais sans succès. Mekonnen attaque son compatriote Tefera Guta (2h12'37'') à 7 kilomètres de l'arrivée pour s'imposer en 2h11'09". Chez les dames victoire de l'Espagnole Héléna Cobos en 2h43'47''.


1988
Il fait trop chaud pour espérer voir tomber un record en ce 15 mai. Dès le 25e kilomètre deux hommes s'échappent : le Portugais Manuel Matias et le Hollandais Cor Lambregts. Chacun à son tour les deux hommes sont victimes de défaillances mais c'est dans le dernier kilomètre dans l'hippodrome de Vincennes, nouveau point d'arrivée, que les hommes se départagent. Il faudra attendre longtemps, très longtemps, pour voir arriver le champion olympique de Munich et Montréal (5 000 m et 10 000 m) Lasse Virenn classé 2 222e en 3h39'37''. Chez les dames autre victoire portugaise d'Aurora Cunha en 2h34'56''.


1989
Pour la première fois les Japonais entrent dans l'aventure parisienne. Comme commanditaires d'abord mais aussi en tant que participants. Ils espèrent tous en Toshihiko Shibutani vainqueur à Fukuoka en 1988 mais en ce 30 avril les dieux ne sont pas avec les Nippons. Personne n'ose suivre le lièvre de service le Hollandais Rob De Brouwer. On sait déjà qu'il n'y aura pas de record lorsque Steve Brace et Paul Klimes émergent à la Porte de Charenton. La bataille est fantastique entre le Britannique et le Tchécoslovaque qui s'accroche. Au 37e kilomètre Klimes est lâché mais revient au 39e. Steve repart, Paul serre les dents mais au sprint Brace s'impose en 2h13'03''. Les Japonais se vengent avec la victoire de Kazue Kojima qui pulvérise le record de l'épreuve en s'imposant en 2h29'23''.


1990
Le mercure monte à 28 degrés et ce n'est pas encore en ce 6 mai que la fête sera complète. Pourtant la course est passionnante de bout en bout et se dispute longtemps sur des bases de 2h10'30''. Dans ce contexte c'est encore une fois le Britannique Steve Brace (2h13'10'') qui confirme ses qualités dans des conditions difficiles. Jusqu'à 4 kilomètres du but le Français Jean-Baptiste Protais conteste la victoire du gagnant de l'édition précédente. Mais victime d'un point de côté, l'instituteur de Malakoff (2h13'41'') laisse alors filer Brace vers un deuxième succès consécutif. Chez les dames nouveau succès japonais avec la victoire d'Yishiko Yamamoto en 2h35'11''.


1991
Epreuve annulée.


1992
Pour une reprise, ce fut une belle reprise. En fait, la 16e édition du Marathon de Paris qui se déroule le 29 mars au sortir de l'hiver est un Marathon de rêve. Pour la première fois depuis 1976, l'épreuve est le cadre du championnat de France et de la sélection pour les Jeux Olympiques de Barcelone ce qui est une assurance de qualité et de reconnaissance de la Fédération. Personne pourtant n'ose pronostiquer une victoire tricolore surtout pas en présence du Djiboutien Ahmed Salah. Deux fois vainqueur de l'épreuve en 1984 et 1986 l'Africain, deuxième performer mondial de tous les temps (2h07'07''), part sur des bases complètement incontrôlées. Seul en tête dès la mi-course, Salah s'écroule peu après le 30e kilomètre et laisse passer un surprenant Luis Soares qui file vers la victoire. L'ex-Portugais (2h10'03'') trouve assez de ressources pour améliorer le vieux record de France de Jacky Boxberger crédité de 2h10'49'' déjà à Paris en 1985. Chez les dames, victoire de la Russe Tatiana Titova en 2h31'12'' qui précède de plus d'une minute la Française Sylvie Bornet.


1993
Il fait une température idéale pour ce 17e Marathon qui se court le 25 avril. On s'attend à la chute du record après le départ suicide de Bertrand Itsweire qui tirera longtemps le premier peloton à près de 3 minutes au kilomètre. Après plusieurs accélérations, le groupe de tête se disloque et nous propose un final à trois avec le polonais Leszek Beblo et l'éthiopien Belay Wolashe longtemps restés à l'arrière ainsi que le portugais Agostino tout nouveau dans la discipline qui réalise là une course fabuleuse. Un peu en retrait, les français se maintiennent à la lutte pour le titre de champion de France. Dominique Chauvelier passe Itsweire, lequel cependant résistera pour la seconde place jusqu'au bout. Derrière, Léger et Protais, ne sont pas loin. En tête, Wolashe et Beblo se mettent d'accord pour distancer le portugais qui ne peut plus suivre, et entament un sprint dans la dernière ligne droite. Leszek Beblo l'emporte en 2h10'46''. Chez les femmes, la course semble jouée dès le début entre Yoshida venue du Japon et la russe Nadezhda qui mènent tout du long. Cependant la russe se fera passer sur la fin par l'étonnante tourangelle Maria Rebelo qui signera un excellent chrono en 2h30'36''. Devant, sans faiblir, la japonaise impose son rythme et gagne à la régularité en 2h29'16''.


1994
Le Marathon de Paris 1994, fut une épreuve sportive grandiose, une fête avec plus de 18 500 athlètes au départ : hommes, femmes, champions, anonymes, auxquels se sont joints des athlètes en fauteuil roulant et deux non-voyants. Chez les hommes Saïd Er Ermili est désormais le « Coureur étoile » de Paris, car après sa révélation dans le Semi-Marathon de la Capitale, le marocain, âgé de 31 ans, inscrit cette fois son nom au palmarès de la 18e édition du Marathon, devançant au sprint, de deux secondes, le portugais Antonio Pinto. Il a réalisé la course parfaite : pas de doute, une confiance totale tout au long de ces 42 195 kms, et un excellent temps : 2h10'56''. Le trio Ermili-Pinto-Masaï n'a laissé aucune chance à l'africain Simon Karori qui n'a en fait été vaincu qu'à 7 kms du but. Dans les derniers mètres de la course, le kenyan Andrew Masaï a été le seul à abdiquer car le portugais Pinto a refusé jusqu'au bout l'autorité du futur vainqueur. Chez les femmes, Mari Tanigawa est la nouvelle reine du Marathon de Paris. Finissant très fort, la petite japonaise a offert son quatrième succès au Japon avec à la clé un nouveau record de l'épreuve, battu de près d'une minute trente, dans un excellent temps de 2h27'55''. Elle laisse derrière elle, la russe Loguinova à la 2e place, la roumaine Anita Catuna à la 4e place. Pour nos athlètes français, c'est Philippe Remond qui obtient une très honorable 9e place, dans un temps de 2h13'22'', qui lui permet d'obtenir le titre de Champion de France. Chez les femmes, Maria Rebelo, championne de France, est la première française au classement avec la neuvième place, dans un temps de 2h35'06''.


1995
Domingos Castros, a remporté le Marathon de Paris en 2h10'06'', il a pulvérisé son record personnel (2h12'49''). Le portugais a bâti sa victoire à 5 kms de l'arrivée, quand il s'est échappé dans le Bois de Boulogne avec Negere, avant de prendre le large mille mètres plus loin sur une accélération. Le savoyard Paul Arpin a longtemps servi de lièvre aux 20 000 concurrents partis en peloton sur les Champs-Élysées par une température idéale (temps doux et couvert), avant d'abandonner au 25e kilomètre. Les Français ont tiré leur épingle du jeu grâce à la superbe cinquième place de Philippe Remond. L'expérimenté portugais Domingos Castro a remporté à 32 ans la première grande victoire de sa carrière en s'imposant au Marathon de Paris en 2h10'06'', avec 53 secondes d'avance sur l'Ethiopien Tena Negere, alors que la 3e place est revenue au Kenyan Sammy Lelei. Domingos Castro a échoué à seulement trois secondes du record de l'épreuve établi en 1992 par le Français Luis Soares. Dans l'épreuve féminine, défaite de la favorite Nobuko Fujimura qui a dû se contenter de la 3e place, derrière la Hongroise Judith Nagy (2h31'42'') et la Marocaine Rakiya Maraoui.


1996
21 400 coureurs au départ record de l'épreuve pour ce 20e anniversaire mais aussi record de chaleur. Un portugais Enrique Crisostomo succède à un autre portugais. C'est dans les tous derniers kilomètres à la lutte avec le mexicain Isidro Rico que Crisostomo l'emporte dans le modeste temps de 2h12'16'', record personnel mais par une température de 30°. À noter la superbe victoire de la Roumaine Aline Tecuta qui pour son premier marathon réussi un excellent 2h29'32'' devant la russe Yelena Radzdroguina et la française Nadia Prasad gagnant ainsi sa sélection Olympique et le titre de Championne de France. Chez les hommes, un Champion de France inattendu qui profitera des abandons de Philippe Remond et Bruno Leger, François Fetizon termina 10e en 2h14'35'', mais il ne sera pas retenu pour les J.O. Philippe Couprie, dans la catégorie handisport, gagne pour la 2<e fois consécutive le Marathon de Paris.


1997
20 100 coureurs se sont élancés sur les pavés parisiens. Si cette année le Marathon de Paris n'était pas le théâtre des Championnats de France, il en fut néanmoins passionnant par le duel africain entre le Kenyan John Kemboi et le Namibien Lucketz Swartbooi. Le Kenyan dont c'était la première participation à un marathon, a remporté l'épreuve, présent dans le groupe de tête du début à la fin de la course. C'est au 35e kilomètre que le Kenyan a définitivement acquis la victoire. En effet, à la surprise générale, reléguant l'expérimenté Swartbooi à la 2e place, il franchira la ligne d'arrivée en 2h10'14'', à seulement 11 secondes du record de l'épreuve détenu par Luis Soares en 2h10'03'', depuis 1992. Chez les femmes, la Roumaine Alina Tecuta, victorieuse de l'édition 96 (et du Semi-Marathon de Paris 97), a longtemps caressé l'espoir d'un doublé historique. Mais c'était sans compter la soif de revanche de sa dauphine 96, la Russe Helena Razdroguina, qui remportera l'épreuve en 2h29'10''. Chez les athlètes en fauteuil, le Français Philippe Couprie, grand favori, gagne pour la 3e fois consécutive cette épreuve en 1h41'35''.


1998
Toutes les conditions sont réunies et enfin la barrière des 2h10' tombe à Paris. C'est l'année des records puisqu'un ruban de 21 800 coureurs se déploie sur un nouveau parcours. Plusieurs virages sont gommés. Un certain nombre de passages à forte dénivélation sont évités permettant ainsi aux coureurs de s'exprimer totalement et de favoriser la nouvelle performance de Jackson Kabiga (Ken) qui boucle les 42,195 km en 2h09'37''. Son dauphin Mwenze Kalombo termine à quelques secondes en 2h09'53'' faisant tomber la barrière des 2h10'. Le duel des femmes a permis à Nicole Caroll de remporter le marathon en battant le record de l'épreuve en 2h27'06'' devant Alina Tecuta 2h28'37''.


1999
Performances sportives sans précédent : le Kenyan Julius Ruto a franchi la ligne d'arrivée en 2h08'10'' en battant le record du Marathon de Paris, le français Mohamed Ouaadi bat le record de France en 2h09'16'' et la Roumaine Cristina Costea le record du Marathon de Paris en 2h26'10''.
La plus belle avenue du Monde, fut foulée par une horde de 22 000 coureurs, des plus célèbres aux plus anonymes sous une météo clémente.
Courant sur les bases du record et jouant un rôle de régulateur, les lièvres emmenèrent une grosse densité de coureurs jusqu'au 25e kilomètre.
Le dernier lièvre encore en course, Godfrey Kiprotich, s'arrête au km 30 laissant s'échapper un groupe de tête composé de 5 hommes, Kipsambu, Fika, Ruto, Kalombo et Bayo. Juste derrière nous retrouvons un second groupe avec les deux Kenyans, Kiprop et Lagat qui servent de lièvres de luxe au Français Mohamed Ouaadi. Le rythme est donné et la bataille entre ces cinq hommes de tête est rude. Ruto porte une première attaque au km 35, Kalombo au km 36, Bayo explose, Lagat et Kiprop détachés gardent malgré tout le rythme et finissent en moins de 2h09'. À l'arrivée, 6 athlètes sont en dessous du record ! Belle performance du côté des français avec Mohamed Ouaadi qui bat son propre record de France qui était de 2h09'54''.
Du côté des femmes, jusqu'au km 10, les premières se sont retrouvées engluées dans un groupe d'hommes : un premier groupe composé de Staicu et Yamanouchi était suivi à quelques mètres par Timofeyeva, Costea, Pomacu et Tecuta. Les Roumaines Tecuta, Costea et Pomacu prennent le relais en tête de course, au km 28, portées par un public nombreux. Costea, plus fraîche physiquement sur cette fin de parcours que Tecuta, met le turbo. Sa foulée est belle et efficace.
Elle franchit la ligne en 2h26'10'', battant d'une part le record du Marathon de Paris, détenu jusqu'alors par Nicole Caroll.


2000 : Ouaadi et Renders au dessus du lot
Favoris de l'épreuve, Mohamed Ouaadi et Merleen Renders n'ont pas manqué leur rendez-vous parisien. Le détenteur de la meilleure performance française de tous les temps a signé la plus grande victoire de sa carrière en remportant le marathon de Paris 2000 dans le temps remarquable de 2h08'49''. Quant à la belge Merleen Renders, elle a pulvérisé le record de l'épreuve au terme d'une course en solitaire menée sur un rythme effréné (2h23'43'').
Ils étaient près de 32 000 à s'élancer sur les Champs Elysées par un temps finalement assez frais. Si la course handisports fut remportée au sprint par Joël Jeannot, déjà vainqueur l'an passé, les deux épreuves « valides » désignèrent deux nouveaux lauréats, en fait les favoris du plus grand nombre. Le rythme fut assuré durant plus de 25 km par Benoît Zwierzchlewski qui passa au semi marathon en 1h04'43'', le groupe des favoris suivant à une dizaine de secondes. Le nordiste fut rejoint et dépassé peu après, mais il eut le mérite de s'accrocher et termina 9e en 2h12'29''. À ce moment, une petite dizaine d'hommes restaient en tête dont Bayo, Kipsambu, Otieno, Kalombo et trois français, Behar, Ezzher et Ouaadi. C'est Kalombo qui provoquait la décision en accélérant progressivement.
Au 35e kilomètre, Ouaadi attaquait devant le Stade Roland Garros. Kalombo rétrogradait et un trio Behar, Otieno, Bayo chassait Ouaadi à une dizaine de secondes. Le français résistait au retour de Otieno et s'imposait sans discussion sur l'avenue Foch dans le remarquable temps de 2h08'49'', le record de l'épreuve n'ayant pu être menacé en raison d'un départ trop lent. Derrière Otieno, 2e, Abdellah Behar, se classait 3e en 2h09'13'' pour son premier marathon, un temps qui lui permettra d'accompagner Ouaadi aux Jeux Olympiques.
La course féminine donna lieu à un récital de la favorite belge Merleen Renders. Toujours en avance sur le rythme qu'elle avait fixé (2h25'), Merleen fit exploser le record du parcours qu'elle améliora de près de 2'30', s'imposant en 2h23'43'', une performance du plus haut niveau mondial. La roumaine Alina Tecuta se classe 2e pour la 4e fois.


2001 : Triplé chez les hommes, doublé chez les femmes
Les Kenyans ont survolé le 25e Marathon de Paris avec les victoires individuelles de Simon Biwott et Florence Barsosio.
Disputé par plus de 27 000 coureurs, dans de très pénibles conditions climatiques (pluie, humidité, froid), le 25e Marathon de Paris a été marqué par une razzia de la délégation kenyane qui a réussi un triplé chez les hommes et un doublé chez les femmes, au terme de deux arrivées au sprint.
Ce temps très défavorable a bien sûr contrarié les ambitions chronométriques des favoris.
Dans le groupe de tête, les Kenyans, flanqués des Ethiopiens, étaient accompagnés de trois Français, Ezzher, Bagy et Monciaux. À deux kilomètres de l'arrivée, les deux favoris Kiprop et Biwott partaient seuls. Mais à l'attaque de l'avenue Foch, l'inattendu David Kirui revenait en trombe. Kiprop, surpris, ne pouvait répondre et se classait 3e.
Au terme d'une furieuse empoignade, Simon Biwott devançait Kirui sur le fil, les deux hommes étant crédités du même temps (2h09'40''). Un peu plus loin, Mohamed Ezzher (40 ans) pulvérisait en 2h10'32'' son record personnel, établissant du même coup la 4e performance française de l'histoire et une meilleure performance mondiale vétéran.
Le scénario de la course féminine fut assez comparable. Les Kenyanes Florence Barsosio et Ruth Kutol s'installèrent d'entrée aux commandes en compagnie de la Roumaine Alina Tecuta.
Le tandem kenyan avait lâché Tecuta (3e) peu après le 30e kilomètre. La victoire se jouait au sprint comme chez les hommes. Et Florence Barsosio, déjà lauréate du Semi-Marathon le mois dernier, devançait d'une seconde (2h27'53'' contre 2h27'54'') Ruth Kutol qui battait nettement son record personnel.
Enfin, la course handisports longtemps animée par le surprenant polonais Thomas Hamerlack s'achevait finalement sur un retour fulgurant de Joël Jeannot qui signait son 3ie succès d'affilée à Paris (1h37'44'').


2002 : Z. comme Zwierzchlewski.
Tel le héros au masque noir, le Français Benoît Zwierzchlewski, dit Benoît Z., surgit en fin de parcours pour remporter le 26e Marathon de Paris en 2h08'17''. Il lui a manqué 7 secondes pour égaler le record de l'épreuve établi en 1999 par le Kenyan Paul Ruto. Mais l'essentiel n'est pas là : à 25 ans, le coureur démasqué marque un grand coup et s'impose comme l'un des grands espoirs du Marathon français. Sa victoire ne souffre aucune contestation, le champion ayant couru en tête du premier au dernier kilomètre. Il s'est détaché au 32e kilomètre : tous ses adversaires n'ont eu qu'à le regarder partir et à constater les dégâts. Deuxième à 35'', l'Estonien Pavel Loskutov a opéré un retour époustouflant dans les cinq derniers kilomètres. Troisième à 49'', l'Italien Migido Bourifa complète le podium, un podium international…
Chez les femmes, la Belge Merleen Renders, vainqueur en l'an 2000, a dominé l'épreuve, se détachant dès le début de la course. Un scénario limpide, au terme duquel la charmante marathonienne a établi un nouveau record de l'épreuve en 2h23'04'', un record qu'elle détenait déjà depuis sa victoire en l'an 2000. La japonaise Matsuoka finit deuxième à 1'28'' et la Kenyanne Kiplagat troisième à 2'24'', tandis que la Française Chantal Dallenbach a établi le nouveau record de France en 2h28'26''.
Enfin, dans la course Handisport, le Français Joël Jeannot a remporté son quatrième Marathon de suite, dans l'excellent temps de 1h35'08'', devant Fairbank, arrivé 12'' plus tard.


2003 : Pluie de records sur le Marathon.
Mike Rotich (Ken) vient de franchir la ligne, épuisé mais vainqueur. Et il a le triomphe modeste, très modeste. Pourtant le plateau de cette 27e édition était relevé. Le record de l'épreuve pulvérisé, le record d'Europe égalé par Benoît Z.
Dès les premiers kilomètres le ton est donné. Les lièvres emmènent les coureurs au rythme soutenu de 3 minutes au kilomètre.
Dès les premiers temps de passage, on devine que cette édition nous réserve des surprises. Au kilomètre 10, les leaders passent en 29'57''. On est déjà sur les bases du record de l'épreuve. Au 25e kilomètre un groupe de neufs coureurs se détache alors, et Benoît Z attaque. Mais avec lui, Rotich et El Himer s'accrochent.
Les attaques se succèdent alors mais personne ne parvient à faire la différence. Jusqu'au 40e kilomètre et l'accélération de Rotich. Le Kenyan est désormais seul en tête.
On pense alors que le Kenyan va l'emporter facilement. Mais Z refuse de lâcher. Il accélère, distance El Himer et se rapproche de Rotich. Dans les derniers mètres, il manque même de le rattraper. Mais le Kenyan résiste et s'impose en 2h6'31'', record de l'épreuve. Benoît Z s'adjuge la deuxième place et le record d'Europe en 2h6'35'' devant Onsare et El Himer.
L'épreuve féminine donne elle aussi lieu à une vraie bagarre pour la victoire. Rapidement, un groupe de 10 coureuses se portent en tête. Parmi elles, Omwanza, Console, Mrashani et Gadi.
Le rythme augmente et ces quatre coureuses se détachent au kilomètre 25. Mais très vite, elles ne sont plus que deux en tête. Console et Omwanza. La victoire se jouera entre ces deux-là. Console le sait et tente de partir seule. Elle prend vite une cinquantaine de mètres d'avance. On pense alors qu'elle va pouvoir gagner. Mais elle semble baisser de pied à 4 km de l'arrivée. Omwanza revient alors et dépasse l'Italienne. Console s'accroche, prend la foulée de la Kenyane. Finalement, Omwanza l'emporte en 2h27'41''.
Dans la catégorie Handisport, Joël Jeannot avait un beau défi à relever. Remporter le Marathon de Paris pour la cinquième année consécutive. Dès le début de la course, il se détache en compagnie de Hiromishi. Mais rapidement Jeannot accélère et prend le large. Après 20 km de course il possède 3 minutes d'avance sur Hiromishi. Désormais le Français ne se bat plus que contre le chronomètre. Tous ses temps de passage le donne en avance sur le record de l'épreuve. Et sur la ligne, il s'impose en 1h28'05''.


2004 : Surprises en tous genres.
Tolosa chez les hommes, Kosgei chez les femmes : le Marathon de Paris a vu s'imposer pour la première fois un coureur éthiopien, et une débutante sur la distance. Côté français, seule Corinne Raux, remarquable 3e de la course, réalise les minima pour Athènes.
Alors que tous les regards étaient tournés vers le Kenyan Raymond Kipkoech, parti des Champs-Élysées avec le dossard numéro 1, c'est finalement l'éthiopien Ambesa Tolosa qui remporte la 28e édition du Marathon de Paris, passant pour la première fois de sa carrière sous les 2h10'. Avec un chrono de 2h08'56'' réalisé grâce à une fin de parcours impressionnante, Tolosa devance justement Kipkoech de plus d'une minute (2h10'08''), alors que les deux hommes étaient encore ensemble au 38e kilomètre.
La seule satisfaction française de la journée vient de la course féminine, dans laquelle Corinne Raux, en améliorant son record personnel de plus de sept minutes, a gagné son billet pour Athènes. Drivée par un lièvre personnel de luxe, Dominique Chauvelier, la Bretonne peut être doublement satisfaite : avec un chrono de 2h29'19'', elle devient la 3e performeuse française de l'histoire derrière Dallenbach et Rebelo et monte également sur le podium du Marathon de Paris.
La performance est de taille, sachant que les deux premières places sont très vite apparues réservées à la kenyane Salina Kosgei et à l'éthiopienne Asha Gigi, échappées dès le premier kilomètre de course. Restait à savoir dans quel ordre les deux africaines allaient franchir la ligne d'arrivée. L'évasion de Kosgei au kilomètre 31 est imparable : en s'imposant pour son premier marathon, elle compense en partie la claque prise par Kipkoech chez les hommes : un partout entre l'Ethiopie et le Kenya.
Dans la course handisport, Joël Jeannot a manqué de chance dans sa tentative de conquête d'un sixième titre consécutif sur le Marathon de Paris. Après trois crevaisons, le challenge devenait irréalisable. Il termine 4e derrière le recordman du monde Heinz Frei, vainqueur en 1h37'42'', le danois Gerlach et le français Alain Fuss.


2005 : Une belle journée de marathon !
Par un temps idéal pour courir, près de 35 000 concurrents ont pris le départ ce matin sur les Champs-Elysées dans une ambiance toujours aussi festive. Les derniers concurrents franchissant la ligne de départ alors que les leaders se trouvaient dans le Bois de Vincennes…
Pour sa 29e édition, le Marathon de Paris a produit deux vainqueurs inédits : le Kényan Salim Kipsang, la Russe Lydia Grigorieva. Du côté français, on retiendra la très belle course de Corinne Raux qui prend la cinquième place en établissant un nouveau record personnel à 2h28'51 et la huitième place d'El Hassan Lahssini chez les hommes.
Dans la course masculine, il a fallu attendre les derniers kilomètres pour que le groupe de tête d'une dizaine de concurrents explose. Le Kényan Salim Kipsang, en accélérant progressivement à tour à tour lâché l'Ethiopien Melse, le Congolais Tambwe puis ses compatriotes kényans. Contre toute attente, et pour le troisième marathon de sa carrière, il s'est imposé en 2h08'02.
Chez les femmes, la favorite Russe Lydiya Grigoryeva a tenu son rang et s'est irrésistiblement détachée à deux kilomètres de l'arrivée. La 8e du 10 000 m des derniers Jeux Olympiques termine en 2h27'03, 16 secondes devant la Kényane Florence Barbosio, vainqueur ici-même en 2001. Sur la troisième marche du podium, on retrouve l'Ethiopienne Asha Gigi en 2h27'41.
La satisfaction française vient une fois encore de Corinne Raux qui établit un nouveau record personnel à 2h28'51 pour prendre la 5e place. Le record de France ne devrait pas lui échapper à sa prochaine sortie.

Victoire de Van Dick en handisport
Après la retraite sportive de Joël Jeannot, la place était libre pour une belle bagarre.
Le Sud Africain Ernst Van Dick vient de s'imposer dans la marathon en fauteuil en 1h32'10 juste devant le Mexicain Saul Mendoza.


2006 : Un 30e Marathon International de Paris en fête.
Par un temps idéal pour courir, plus de 31 000 concurrents ont pris le départ de la trentième édition du Marathon International de Paris sur les Champs-Elysées dans une ambiance toujours aussi festive.
Tout au long du parcours, de la Bastille au quai de Seine en passant par le Bois de Boulogne, près de 200 000 personnes étaient présentes pour encourager les concurrents et profiter des 84 animations musicales et festives dans les rues de la capitale.
Pour son 30e anniversaire, le Marathon de Paris peut se vanter d’avoir battu le nombre de concurrents arrivant sous la barre des 3 heures, avec près de 1700 coureurs, confirmant sa place de leader sur le plan international.
La course Elite a produit deux vainqueurs inédits : l’Ethiopien Gashaw Melese (2h08’03) et la Russe Irina Timofeyeva (2h27’22), tous deux habitués des podiums parisiens. Côté français, Zaia Dahmani prend la 6e place chez les femmes en 2h31’31 et on retiendra aussi la très belle course de David Ramard qui porte son record personnel à 2h10’51 et prend la 11e place.
Un second record a été battu lors de cette 30e édition, c’est le nombre d’arrivants qui passe pour la première fois la barre des 30 000.
En effet, Ils ont été 30 772 courageux à terminer ce marathon sous un soleil radieux.


2007 : Sous le soleil !!
La fête a été belle en ce dimanche 15 avril mais la chaleur et le soleil ont rendu cette édition du Marathon de Paris particulièrement éprouvante.
28 261 concurrents ont pris le départ de la 31e édition du Marathon International de Paris sur les Champs-Elysées sous un soleil de plomb mais dans une ambiance toujours aussi festive.
Tout au long du parcours, de la Bastille au quai de Seine en passant par le Bois de Boulogne, près de 250 000 personnes étaient présentes pour encourager les concurrents et profiter des 70 animations musicales et festives dans les rues de la capitale.
Chez les femmes, l’Ethiopienne Tafa Magarsa a mené la course de bout en bout et s’est imposée avec plus de trois minutes d’avance sur la russe Vigovkaya bien revenue de l’ arrière (2h25’07 contre 2h28’22). La française Christelle Daunay prend la troisième place (2h28’’54) après une course très bien gérée en compagnie de la russe, ce qui lui permet de se qualifier pour les championnats du monde d’Osaka en août prochain.
Dans la course masculine, un groupe d’une dizaine de coureurs s’est détaché dès les premiers kilomètres. Au semi marathon, l’Espagnol Julio Rey était déjà lâché et seuls quatre prétendants à la victoire (Melese, Shami, Merga et Limo) restaient en tête au côté des lièvres. Au kilomètre 29, Shami et Merga étaient seuls en tête, quelques hectomètres devant Melese. La franche attaque de Mubarak Shami au kilomètre 33 a complètement fait « exploser » Merga qui disputait son premier marathon. A 27 ans, Shami Mubarak s’impose à Paris pour la première fois.. Il réalise un temps exceptionnel (2h07’19) compte tenu de l’inhabituelle chaleur sur le parcours.
L’Ethiopien Melese vainqueur l’an dernier, termine à plus de deux minutes (2h09’53). Le Kenyan Rono complète le podium en 2h10’28.
Pour les 26 878 autres arrivants, les chronos ont été supérieurs de 15 minutes environs aux chronos habituels du Marathon de Paris.
Franchir la ligne d’arrivée de ce marathon était donc bien une performance même si les objectifs chronométriques fixés quelques mois auparavant n’ont pas été atteints.


2008 : 2h06’40 pour le jeune Kebede et qualification olympique pour le français Munyutu.
29 706 concurrents ont pris le départ de la 32ème édition du Marathon International de Paris sur les Champs-Elysées. Les derniers concurrents ont franchi la ligne de départ alors que les leaders se trouvaient déjà place de la Nation...
La course élite a produit deux vainqueurs inédits.
Chez les hommes, le jeune et talentueux Ethiopien Tsegaye Kebede a frôlé le record de l’épreuve en s’imposant avec une grande maitrise en 2h06’40. A 20 ans seulement, il semble déjà marcher sur les traces de son illustre compatriote recordman du monde Haile Gébreselasie.

Chez les femmes, c’est la kényane Martha Komu qui a créé la sensation en remportant la course au sprint en 2h25’33.
La course s’est jouée dans les 200 derniers mètres où la Kényane Martha Komu s’est imposée au finish face à la favorite Ethiopienne Worknech Tola
C’est son compagnon, Simon Munyutu, qui apporte un vent de fraicheur à l’athlétisme français avec une qualification olympique (2h09’24 et une satisfaisante 11ème place) pour le légionnaire auvergnat.

Du côté des « handisports », le Mexicain Saul Mendoza s’est imposé au sprint en 1h32’27 devant le Français Denis Lemeunier et le multiple vainqueur Suisse Heinz Frei. 



Source : http://www.parismarathon.com/



EXTRAS

Golden league

BRÈVES

12:52 - 08/11/2008 >> Divers : Reconversion pour Barber ?

09:56 - 06/11/2008 >> 110 haies : Liu doit être opéré

11:55 - 04/11/2008 >> ChE : Higuero présent

11:49 - 04/11/2008 >> Sevenhills Run : Bekele OK

15:12 - 28/10/2008 >> Mesnil veut plus de clarté

Plus de Brèves

LE SAVIEZ-VOUS

En 2008 cela sera la 10ème fois que le meeting a lieu au Stade de France

PRATIQUE

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